Après l’année-titre, que reste-t-il d’une Capitale européenne de la Culture ? C’est autour de cette question que s’est tenu, du 29 septembre au 1er octobre à Chemnitz, le quatrième séminaire de transfert de connaissances du projet européen ECoC Echo, auquel a participé Louise Tournillon, Responsable des relations internationales de Bourges 2028.
Porté dans le cadre d’Interreg Europe, ECoC Echo réunit depuis 2025 neuf pays européens autour d’un même enjeu : mieux comprendre ce que deviennent les territoires, les coopérations et les projets une fois l’année de Capitale européenne de la Culture passée.
Après Tartu (Estonie), Veszprém (Hongrie), Leeuwarden (Pays-Bas) et Novi Sad (Serbie), le séminaire s’est déroulé à Chemnitz, en Allemagne, qui a porté le titre de Capitale européenne de la Culture en 2025.
Que reste-t-il après l’année-titre ?
Près d’un an après son année Capitale, Chemnitz offre un terrain concret pour observer ce qui perdure, ce qui se transforme et ce qui reste à construire.
Parmi les projets visités, Purple Path continue de relier la ville à son territoire à travers un parcours artistique déployé dans la région. Le programme Maker Region explore quant à lui de nouvelles manières de coopérer entre acteurs et territoires.
Le séminaire a également permis de découvrir plusieurs projets qui témoignent de la volonté d’inscrire l’héritage de Chemnitz 2025 dans le temps. Au Sächsisches Fahrzeugmuseum, 3000 Garages revient sur l’histoire industrielle et automobile de la ville. À KohleWelt, une exposition consacrée à l’artiste James Turrell illustre une autre manière de prolonger les dynamiques engagées pendant l’année-titre.
Au-delà des projets eux-mêmes, ces visites ont surtout permis d’observer les différentes formes que peut prendre l’héritage d’une Capitale européenne de la Culture.
De la transmission à l’action
Pendant trois jours, conférences, visites de terrain et temps d’échange ont permis aux participants de confronter leurs expériences et leurs questionnements.
Comment maintenir les coopérations une fois l’année-titre terminée ? Comment faire durer la participation des habitants ? Comment inscrire les démarches culturelles dans le développement du territoire ? Et comment mesurer les transformations produites à long terme ?
Ces réflexions se sont articulées autour d’un fil rouge : Awareness, Action, Acceptance — prendre conscience, agir, puis faire accepter et partager les transformations engagées.
Ces questions font directement écho aux réflexions menées à Bourges dans la perspective de 2028. Car préparer une Capitale européenne de la Culture, c’est aussi penser dès aujourd’hui à ce qui restera après l’année-titre : les projets, les coopérations, les savoir-faire, mais aussi les nouvelles façons de travailler ensemble.
Un apprentissage collectif
Quelques jours seulement après le Séminaire de la Matrice, organisé à Bourges les 24 et 25 septembre, cette nouvelle étape européenne a prolongé les échanges autour de l’héritage des Capitales européennes de la Culture.
Pour Bourges 2028, ces temps de transmission permettent de regarder concrètement ce qui se construit après l’année-titre, de tirer des enseignements des expériences précédentes et de nourrir dès maintenant la réflexion sur l’après-2028.
Crédit photo : Natalie Bleyl