Les 24 et 25 septembre, Bourges a accueilli le Séminaire annuel de la Matrice, réunissant plus de 100 participants venus de 35 villes européennes et de toute la France. Deux jours de rencontres, de débats et de travail collectif autour d’un même objectif : faire circuler les expériences, renforcer les coopérations et imaginer l’avenir des Capitales européennes de la Culture au-delà de leur année-titre.
Que se passe-t-il quand l’adjoint à la culture de Skopje échange avec le maire de Gien ? Quand la directrice de Chemnitz 2025 croise le conseiller délégué à Bourges 2028 de Saint-Amand-Montrond ? Ou encore lorsque l’équipe de Kiruna 2029 échange sur l’architecture avec le pôle arts & urbanisme (POLAU) de Tours ?
Il se passe quelque chose de très concret : des expériences qui se confrontent, des idées qui circulent et de nouvelles coopérations qui se construisent. Pendant deux jours, à Bourges, ces rencontres ont donné corps à une Europe de la culture portée par celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
Une Europe de la culture réunie à Bourges
Professionnels de la culture, représentants de collectivités, équipes de Capitales européennes de la Culture, partenaires institutionnels et acteurs européens se sont retrouvés les 24 et 25 septembre pour le séminaire annuel de la Matrice.
Plus de 100 participants, représentant 35 villes européennes, ont pris part aux échanges, aux côtés de délégations venues de toute la France, de Béthune à Guingamp, de Tours à Saint-Amand-Montrond.
Pendant plus de 40 heures d’échanges, les participants ont partagé leurs expériences et travaillé autour d’une question centrale : à l’heure où les politiques culturelles sont fragilisées sur tout le continent, comment unir nos forces pour faire vivre la création au plus près des territoires et des citoyens ?
Pour les Capitales européennes de la Culture en cours ou à venir, une autre question s’est imposée : comment faire en sorte que les savoir-faire, les projets et les coopérations construits pendant une année-titre puissent continuer à vivre après celle-ci ?
De l’année-titre à l’après : penser ce qui reste
Le séminaire a permis de mettre en commun des expériences venues de toute l’Europe, mais surtout de travailler sur des pistes concrètes pour prolonger les dynamiques engagées.
Transmission des savoir-faire, circulation des artistes et des professionnels, accessibilité, transition écologique, héritage des projets : autant de sujets abordés au fil des tables rondes, ateliers et temps de travail.
Plusieurs projets et initiatives ont également nourri les échanges, parmi lesquels Next Stage Europe, EVEREST, LICIA ou encore le Pass Culture, avec l’ambition de partager des outils et des expérimentations reproductibles dans différents territoires.
La réflexion s’est également portée sur l’avenir du label et sur les moyens de préserver, après 2033, les dynamiques de coopération et d’apprentissage développées par les Capitales européennes de la Culture.
Faire de la coopération un outil de transformation
Avec la présence de la Commission européenne, de l’ECoC Family, de Culture Next, d’ECoC Echo et de plusieurs Capitales européennes de la Culture, la dimension européenne était au cœur du séminaire.
Mais elle s’est surtout incarnée dans les échanges entre participants : une ville qui partage une méthode avec une autre, une équipe qui transmet une expérience acquise pendant son année-titre, des professionnels qui identifient de nouvelles possibilités de coopération.
C’est aussi le rôle de la Matrice : un espace de rencontre, un laboratoire de coopération et un terrain d’expérimentation, où les villes peuvent apprendre les unes des autres, construire ensemble et réfléchir à ce qui reste une fois l’année-titre terminée.
À Bourges, ces deux journées ont ainsi permis de faire émerger des pistes concrètes autour de la transmission des savoir-faire, de l’accessibilité, de la transition écologique, de la circulation des artistes et des professionnels, et de l’héritage des projets.
Une dynamique appelée à se poursuivre
Merci aux délégations et à l’ensemble des participants pour leur présence et leurs contributions, ainsi qu’à Laurence Tison-Vuillaume, présidente du Pass Culture, pour sa participation.
Merci également à la Villa Monin pour son accueil, et à Toute l’Europe, notre partenaire média, pour son accompagnement et son engagement à nos côtés.
La Matrice continue désormais son travail : faire circuler les expériences, rapprocher les territoires et construire, collectivement, les prochaines pages de l’Europe de la culture.