Mars 2026 – Louise Tournillon, Responsable des relations internationales
Il y a quelque chose de particulier à revenir à Bruxelles un an après.
Les repères sont là certes, mais la manière de s’y déplacer a changé. Un an après notre premier passage, les rendez-vous n’ont plus tout à fait la même couleur. On ne vient plus seulement rencontrer, mais retrouver, poursuivre, préciser.
Pendant quelques jours, le rythme est dense. Un train tôt le matin, puis très vite les enchaînements : Louvain pour retrouver l’équipe de Leuven 2030, Bruxelles pour une série de rendez-vous qui s’étirent d’un bureau à un autre, d’une institution à un réseau, d’une conversation très politique à un échange beaucoup plus opérationnel et artistique.
Et ce qui est fou, c’est la continuité entre tous ces moments qui semblent pourtant, à première vue, cloisonnés.
Un déjeuner de travail prolonge une réunion, une discussion entamée avec ERRIN trouve un écho quelques heures plus tard avec Europe Créative, et certaines questions reviennent, presque comme un fil rouge : avec qui ? à quelle échelle ? et comment inscrire un projet comme Bourges 2028 dans des dynamiques déjà à l’œuvre ?
Mais au fond, l’enjeu dépasse encore ces questions. Ce déplacement vient aussi affirmer une intention plus large : penser l’héritage de Bourges 2028 non seulement pour le territoire, mais comme une contribution au label des Capitales européennes de la Culture dans son ensemble. Il s’agit d’inscrire Bourges, et tout le territoire, dans ces élans européens sur le long terme, et de construire dès maintenant un « après 2028 » où ces liens continueront d’exister.
Et puis, il y a aussi tout ce qui ne se voit pas dans les agendas.
Les trajets entre deux rendez-vous, les conversations qui débordent, les points rapides pour recaler une idée, les liens qui se tissent parfois en dehors du cadre prévu. C’est souvent là que les choses prennent vraiment forme.
À la fin du déplacement, rien n’est spectaculaire… et pourtant beaucoup a déjà changé pour nous ! Des perspectives concrètes de collaborations européennes, des cadres renforcés pour 2028, et une place qui s’affirme au sein des réseaux culturels européens.
Et finalement, c’est comme ça que Bourges 2028 s’inscrit, pas à pas, à l’échelle européenne.